mardi 19 septembre 2017

Alexander Graham Bell est un voleur

Dans la revue « Books » d'aujourd'hui, le fait du jour (ici):




Alexander Graham Bell a volé la technologie nécessaire à l’invention du téléphone.


Dans The Telephone Gambit, l’écrivain Seth Shulman affirme que Bell a, grâce à un pot-de-vin, pu consulter le brevet déposé par l’inventeur Elisha Gray pour un système de transmission du son grâce à l’eau. Quelques jours plus tard, il effectuait la première conversation téléphonique grâce à cette technique qu’il n’avait jusque-là jamais employée.


Inutile de vous rappeler que Bell était un immigrant au Canada, d'origine écossaise, et que la fondation du Canada repose, elle aussi, sur des mensonges.
Et de vous souligner que la plupart des grandes fortunes nord-américaines ont été fondées en utilisant les mêmes (malhonnêtes) procédés que ceux qu'a utilisés Alexander Graham Bell.
Le vol de Bell n'a été qu'une mise en abyme d'un vol plus vaste !
Voici ce qu'on ajoute (ici) dans Wikipédia à propos de ce vol (qui est, en réalité, multiple) :

Alexander Graham Bell et Elisha Gray inventèrent chacun de leur côté, et à la même période, la technique de conversation par téléphone. Gray déposa son brevet deux heures avant Bell mais c'est ce dernier qui reçut la gloire et la fortune, au grand malheur de Gray.
Comme l'a reconnu la Chambre des représentants des États-Unis en 2002, le téléphone était aussi l'invention de l'italien Antonio Meucci. En effet, dès 1850, ce dernier avait créé le Télettrophone, ancêtre du téléphone dont il sera fait mention dans un journal américain 10 ans plus tard. C'est à ce moment-là qu'Edward B. Grant, vice-président de la Western Union Telegraph Company, prend contact avec Meucci pour lui demander une démonstration, lui proposant d'entreposer son matériel dans ses locaux. On soupçonne alors Bell d'être allé jeter un coup d’œil au prototype de Meucci dans les locaux de la Western Union Telegraph Company. Il n'a ensuite eu qu'à attendre que Meucci perde les droits sur son invention, faute d'argent pour les payer, pour déposer son propre brevet en 1876. »

La fleur-de-lys plutôt que la croix

Ne salivez pas : les pierres sont des fausses, le gouvernement de la IIIe République française ayant vendu les vraies aux enchères, vers 1885.
J'avais aperçu cette couronne au Louvre il y a une décennie ou deux mais, comme je hais ce roi qui a bradé la Nouvelle-France aux Anglais, je ne l'avais pas observée très attentivement.
Avec mépris plutôt !
Mais cette photo me permet de voir quelque chose : la couronne n'est pas surmontée d'une croix, comme celle(s) des rois anglais par exemple, voire comme celle(s) de tous les monarques européens.
Plutôt d'une fleur-de-lys ! 
Une fleur-de-lys à 4 branches !
Quoi, la couronne du « roi très-chrétien » ne comporte pas de croix ?
Peut-être la couronne de Louis XV est-elle la seule couronne royale française ne comportant pas de croix, me suis-je dit.
Le problème est, qu'à l'exception de celle-ci, toutes les couronnes royales ayant servi lors du sacre des rois de France ont disparu à la Révolution, sans doute fondues pour que leur or serve aux basses besognes de Robespierre et de ses sbires.
Comment savoir ?
Il reste des tableaux.
Il y a une couronne dans le tableau de Rigaud représentant Louis XIV en habit de sacre, celui-ci :

La couronne est à gauche, derrière le sceptre que tient négligemment Louis XIV.
Un zoom sur celle-ci :

Pas de croix non plus, une fleur-de-lys, comme sur la couronne de Louis XV.
Je ne vois pas si elle est à quatre branches mais qu'importe.
Vérifions encore.
Le tableau représentant Louis XVI en habit de sacre, d'Antoine-François Callet :

Il y a aussi une couronne dans ce tableau (vous remarquez que Louis XVI a la même attitude relaxe que Louis XIV : il n'aurait peut-être pas dû !).
Un zoom sur la couronne de Louis XVI :

Pas de croix non plus mais une fleur-de-lys, à quatre branches, semble-t-il, comme sur la couronne de Louis XV, dont Louis XVI est le successeur.
Il y a un tableau de Louis XVIII en habit de sacre, comportant une couronne, peint par Robert Lefèvre :

En voici la couronne sans croix et avec fleur-de-lys, qui ressemble fort à celle de Louis XVI :

Il y a enfin Charles X, le dernier roi de France (Louis-Philippe accepta d'être « roi des Français »), qui se prêta lui aussi à un tableau le représentant en habit de sacre (il est de l'atelier de François Gérard) :
(lui, je le hais particulièrement pour l'état permanent de pauvreté dans laquelle il a plongé le peuple d'Haïti, en exigeant du gouvernement de ce pays une somme colossale pour reconnaître son indépendance et rembourser les planteurs esclavagistes qui menaçaient le nouveau pays peuplé de Noirs)

Et voici sa couronne, qui me semble en or blanc mais qui, comme les autres, comporte une fleur-de-lys plutôt qu'une croix, à son sommet (mais pas une fleur-de-lys à quatre branches) :

Il y a même un tableau d'IngresCharles X porte la couronne sur sa tête (un peu plus dorée que dans le tableau de Gérard) :

La fleur-de-lys du sommet y est particulièrement évidente, ne trouvez-vous pas ?
Conclusion : bravo les rois Bourbons (si condamnables par ailleurs) de ne pas avoir, là du moins, ridiculisé l'instrument de supplice de Jésus en le couvrant de pierreries et en lui faisant signifier la souveraineté et la domination, l'inégalité et l'injustice !
Et, peut-être, d'avoir voulu ainsi marquer une certaine indépendance à l'égard du malodorant Saint-Siège !

lundi 18 septembre 2017

Température du jour à Arvida (18 septembre 2017)


Le masque mortuaire de Robespierre

Le masque mortuaire de Maximilien Robespierre, le terroriste en chef de la Révolution française.
Ce qu'il a l'air apaisé et content !
Je me demande si tous les bourreaux ont ce visage heureux après leur exécution.
Et je déplore que la plupart des bourreaux se soient tirés à bon compte de leurs crimes.
Au moins, celui-ci a subi ce qu'il a infligé à ses victimes.

Le haïku de l'étrange regard


Le haïku de l'étrange regard

étrange regard
c'est le regard d'un coupable
ou d'une victime

Des faunes londoniens

Ces êtres sont des faunes, divinités mythologiques romaines.
Leur sculpture apparaît à la Somerset House, à Londres, un bâtiment d'architecture néo-classique georgienne.
Je vous les présente à cause de la terminaison inférieure de leur corps, qui m'apparaît comme l'équivalent de la terminaison inférieure des sirènes nordiques.
Les sirènes sont des divinités des ondes, les faunes des bois, des champs et des jardins : là où les sirènes ont une queue  de poisson comme terminaison du corps, les faunes ont des feuilles et de l'écorce.
J'avoue être passé devant la Somerset House, sur le (ou la) Strand, avec indifférence : il y a tant de trésors architecturaux de toutes époques à Londres que j'avais peu d'intérêt pour ce bâtiment.
Si j'avais su qu'en l'observant avec un peu d'attention, j'apprendrais quelque chose sur l'apparence des faunes, ou, du moins, sur l'idée que s'en faisaient les sculpteurs anglais de la fin du 18e siècle, je l'aurais regardé avec plus d'attention.
Cette photo me permet de réparer un peu mon inattention.

dimanche 17 septembre 2017

Température du jour à Arvida (17 septembre 2017)

Le haïku de la lune blanche



Le haïku de la lune blanche

la lune magique
les nuages gris se figent
devant le miracle

L'enfer est vide, tous les démons sont ici

Quand je soumets cette image à Google, on me conduit vers une bière belge ou vers des visages de démon.
Elle me rappelle, pour ma part, cette expression qu'utilisaient les autochtones du continent que j'habite (appelé « Amérique » par les compatriotes de mes ancêtres européens envahisseurs) pour désigner la plupart de ces envahisseurs, en particulier les habitants des USA : « langue fourchue ».
Car, d'un côté de la bouche, ils disaient une chose et, de l'autre, autre chose, voire le contraire.
On a qu'à suivre l'histoire des traités que les Étasuniens ont tour à tour signés et reniés avec ces Autochtones : une édifiante histoire de « langue fourchue ».
Peut-être, effectivement, démoniaque, comme le laisse penser les images que me soumet Google : il faut toujours se rappeler ce que Shakespeare écrivait, lui qui connaissait parfaitement les humains à partir de l'image que ses compatriotes lui avaient permis d'en créer (il n'a pas connu beaucoup d'étrangers, aucun, je pense, n'ayant jamais voyagé hors de l'Angleterre) : « l'enfer est vide, tous les démons sont ici ! »
Voici une des images que me soumet Google :

Ressemblant, ne trouvez-vous pas ?
(Je parle de l'âme !)

samedi 16 septembre 2017

Température du jour à Arvida (16 septembre 2017)


Vue de l'arrière du Taj Mahal

C'est l'arrière du Taj Mahal.
Quelqu'un d'entre vous est-il déjà allé en Inde ?
Moi, je n'ai pas vu même le devant du Taj Mahal, n'ayant jamais osé aller en Inde.
Je n'aime pas cette latitude, ni cette civilisation !
Encore moins depuis que j'ai appris l'amour du viol qui y a cours chez un grand nombre de ses habitants !
Mais comme peu de visiteurs prennent des photos de l'arrière des choses, je suis bien heureux d'avoir vu celle-ci.
Et de vous la présenter !
Peut-être que vous n'avez pas vu l'arrière du bâtiment, même si vous en avez vu l'avant et les côtés !

Le haïku de l'abandon d'hiver

Crédit photo : Denise Pelletier


Le haïku de l'abandon d'hiver

plus passent les jours
plus elles nous abandonnent
nous resterons seuls


vendredi 15 septembre 2017

Température du jour à Arvida (15 septembre 2017)


Le haïku de la goutte scabreuse


Le haïku de la goutte scabreuse

la goutte de perle
entre les seins de Lucrèce
gicle de quel sexe

Un chat de Cheshire médiéval

Ce chat fait partie d'une enluminure de manuscrit médiéval : ce serait l'ancêtre du « chat de Cheshire » imaginé par Lewis Carroll dans « Alice au pays des merveilles ».
Son sourire, qui, parfois, apparaît seul, le reste du chat étant, quant à lui, invisible, aurait été inspiré par ce croissant de lune :

Le chat de l'enluminure était sans doute un des seuls chats survivants aux massacres « religieux » de chats médiévaux, les prélats et les papes de l'Église chrétienne ayant décrété que les chats appartenaient à une espèce satanique.
Selon moi, une des conditions pour être ordonné prélat ou élu pape devrait être l'ablation de la langue et l'interdiction absolue de communiquer ses stupides opinions à qui que ce soit.
La castration avec cela ?

jeudi 14 septembre 2017

Température du jour à Arvida (14 septembre 2017)


L'art de se battre

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cooper_Clarke
Voilà quelqu'un qui sait se battre ! 
John Cooper Clarke n'est pas britannique pour rien, on a vu ses compatriotes envahir le monde et le soumettre tout au long de l'histoire, en utilisant les tactiques qu'il préconise !
Mais est-il vraiment nécessaire de se battre ?

Le blasphème de transformer la croix en bijou

Une partie intéressante d'un tableau de Giovanni Pietro Rizzoli, intitulé  « Lucretia Romana », et qui représente Lucrèce Borgia, la fille du pape Alexandre VI Borgia : un zoom sur les seins de la fille du pape et sur le bijou qui « brille » entre ceux-ci.
Voici le tableau complet :

Crédit image : Chazen Museum of Art

Lucrèce Borgia y joue le rôle de la Lucrèce de l'histoire romaine qui, violée par le fils de Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome, se donne la mort en se perçant le cœur au moyen d'une dague.
Mais le rôle qu'est censé jouer Lucrèce Borgia est en quelque sorte saboté par le bijou que ce zoom sur ses seins nous permet de mieux voir : une croix dorée décorée de pierres précieuses et de perles.
Un tel bijou ne pouvait exister au temps de Tarquin le Superbe, 500 ans avant la crucifixion de Jésus !
Si le peintre l'a, anachroniquement, placé dans son tableau, c'est qu'il voulait signaler le blasphème de ce pape, et de ses prédécesseurs et successeurs, à l'égard de celui que leur Église prétend être son fondateur.
Le blasphème de mettre ainsi l'instrument du supplice de Jésus transformé en bijou entre les seins avantageux de la fille du pape.
Mais aussi le blasphème de transformer l'Église, qui avait été fondée pour être aux service des démunis et des pauvres, des esclaves et des infirmes, en instrument de richesse pour ceux qui y exercent le pouvoir et pour leur séides.
Un blasphème, de toute façon, permanent depuis l'annexion, par l'Édit de Milan, de cette Église à l'empire romain, à partir de Constantin et jusqu'à nos jours, quelles qu'aient été les mœurs des papes qui l'ont dirigée !
Évidemment, le peintre a été discret dans sa dénonciation, le risque d'y perdre la vie était important (le mot est faible).
Mais, aujourd'hui, on peut la réitérer sans trop de risques, ce que je fais avec grand plaisir !

mercredi 13 septembre 2017

Température du jour à Arvida (13 septembre 2017)

Un jugement de Jules César sur les Gaulois

Évidemment (et sans doute pour la raison qu'énonce César), les Gaulois sont disparus.
Mais ce jugement ne s'appliquerait-il pas à un peuple qui existe encore de nos jours ?
Qu'en pensez-vous ?

Le haïku de l'oiseau bleu et du chardon

Le haïku de l'oiseau bleu et du chardon

l'oiseau bleu se perche
près d'un chardon            
                                     qui regarde
les plus belles fleurs

Vive le déboulonnage

Ceux qui s'opposent au déboulonnage de statues ou à la « renommination » (si je puis dire) des rues sous prétexte qu'il faut conserver les témoignages de l'histoire ont une vision étriquée de l'histoire : les statues que l'on veut déboulonner sont celles de politiciens et de militaires. On veut nous faire croire que ce sont ces gens qui sont des héros (ou des anti-héros), que ce sont eux qui ont fait l'histoire, et le mouvement en faveur de leur préservation est fondée lui aussi sur cette idéologie.
Or, les véritables et incontestables héros de l'histoire ce sont les savants, les artistes, les philosophes et les écrivains, à la limite les réformateurs, pas les militaires et les politiciens, qui en sont le plus souvent, à mon avis, le rebut.
En militant pour conserver les statues et les noms de rue rendant hommage aux politiciens et aux militaires on vise à camoufler l'histoire véritable et on veut perpétuer ce mensonge.