samedi 22 juillet 2017

Température du jour à Arvida (22 juillet 2017)


Le haïku de l'effroi


Le haïku de l'effroi

un souffle de vent
un miaulement de feuilles
et l'oiseau s'envole

Ils ne jouissent que du bonheur des porcs dans la porcherie (Liu Xiaobo)

Liu Xiaobo n'est plus incarcéré maintenant, il est enfin libre, (comme se proclamaient les esclaves noirs des États-Unis lorsqu'ils mouraient) mais il est libre dans le seul lieu où la Chine permet la liberté à ceux qui s'opposent à son gouvernement dictatorial : il est libre dans la mort.
Dans ce livre, « La philosophie du porc », il écrit quelque chose qui me semble s'appliquer parfaitement à mes compatriotes québécois, et pas seulement à ses compatriotes chinois, comme il le croyait sûrement.
Peut-être cela s'applique-t-il aussi à la majorité des humains.
Voici :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liu_Xiaobo

vendredi 21 juillet 2017

Température du jour à Arvida (21 juillet 2017)


Statues haut juchées à Baie-Saint-Paul

Ces deux statues haut juchées sur des lanternons de l'ancien couvent des Franciscaines de Marie, à Baie-Saint-Paul, sont sans doute celle de la Vierge Marie et de saint François, puisque ce sont les deux « saints » auxquels les membres de cette communauté sont voués.
Le nom de cette communauté, « franciscaine de Marie », le révèle d'ailleurs.
Mais je ne le sais pas en vérité, je le présume.
Voici des vues rapprochées de chacune des statues :


Je soupçonne celle du bas d'être une statue de Jésus-Christ lui-même.
Quoi qu'il en soit, je pense qu'aucune des personnes représentées n'aurait aimé être ainsi juchée aussi haut, dans la position d'un empereur romain sur sa haute colonne. 
Je suis sûr qu'elles auraient eu le vertige !

Et ton nom paraîtra, dans la race future, /Aux plus cruels tyrans une cruelle injure.

C'est la tête d'Agrippine, la mère de Néron.
Pour lui, elle a empoisonné son époux, l'empereur Claude, après avoir obtenu de celui-ci, on ne sait par quelle manœuvre, mais on s'en doute, qu'il préfère Néron à son propre fils, Britannicus, comme successeur.
Voici ce que Racine lui fait dire à Néron, dans sa tragédie « Britannicus », au moment où celui-ci a fait ses premiers pas dans la voie du crime et peu de temps avant d'être elle-même assassinée sur l'ordre de ce fils:

Ta main a commencé par le sang de ton frère ;
Je prévois que tes coups viendront jusqu’à ta mère.
Dans le fond de ton cœur je sais que tu me hais ;
Tu voudras t’affranchir du joug de mes bienfaits.
Mais je veux que ma mort te soit même inutile.
Ne crois pas qu’en mourant je te laisse tranquille.
Rome, ce ciel, ce jour que tu reçus de moi,
Partout, à tout moment, m’offriront devant toi.
Tes remords te suivront comme autant de furies ;
Tu croiras les calmer par d’autres barbaries ;
Ta fureur, s’irritant soi-même dans son cours,
D’un sang toujours nouveau marquera tous tes jours.
Mais j’espère qu’enfin le ciel, las de tes crimes,
Ajoutera ta perte à tant d’autres victimes ;
Qu’après t’être couvert de leur sang et du mien,
Tu te verras forcé de répandre le tien ;
Et ton nom paraîtra, dans la race future,
Aux plus cruels tyrans une cruelle injure.

jeudi 20 juillet 2017

Température du jour à Arvida (20 juillet 2017)


Les « Joueurs de tennis » de 1928

Un tableau de 1928 intitulé « Les Joueurs de tennis ».
Il est de Vicente do Rego Monteiro (page en portugais au bout de ce lien), un peintre et poète brésilien ayant étudié à Paris pendant les années folles.
Ce tableau art déco montre les liens qui existent (ou ont existé à une certaine période) entre cet art et le cubisme.
On peut bien les saisir ici.
Comme poète, Monteiro a écrit en portugais et en français mais je n'ai pu accéder à aucun de ses poèmes, même à celui de ses recueils auquel on a attribué le « Prix Guillaume Apollinaire » en 1960 (sous le nom de Vincent Monteiro).

Le haïku du matin


Le haïku du matin


arbres d'aquarelle
doigts de rose de l'aurore
le sommeil s'en va


mercredi 19 juillet 2017

Température du jour à Arvida (19 juillet 2017)


Beauté ?

Heureusement qu'il y a des photos comme celle-ci pour vous faire croire, années après années, dans les beautés de l'été et des plages car en réalité ...

Le haïku de Jane Austen


Le haïku de Jane Austen


l'étouffante vie
jetée à ceux qu'elle aimait
elle l'a trahie



Le nouveau billet de 10 livres britannique

Cette femme, sur ce billet de 10 livres anglais (je parle de la femme de gauche), est la romancière Jane Austen, qui mourut en 1817, à l'âge de 41 ans, après avoir écrit un certain nombre de romans mettant en scène la petite noblesse anglaise de province, dont « Orgueil et Préjugés » (« Pride and Prejudice »), en 1813.
Je vous présente ce billet de banque seulement pour vous souligner que la littérature mène à tout, davantage, en tous cas, que la finance, puisque ce n'est pas le président de la Banque d'Angleterre à l'époque de Jane Austen qui y apparaît, ni aucun des présidents de cette Banque qui ont succédé à celui-ci, ni aucun financier, économiste ou administrateur, mais une auteure de romans.
Ce ne sont pas les financiers qui illustrent une culture ou une civilisation mais les artistes et les écrivains qui n'en profitent pas mais la démasquent.

Après leur mort, ce sont, hélas, les amateurs d'argent et autres adorateurs du veau d'or et de Mammon qui profitent de leurs œuvres, comme l'illustre ce billet de 10 livres.
Voici l'héroïne de plus près : 



mardi 18 juillet 2017

Température du jour à Arvida (18 juillet 2017)


Le devoir de ceux qui manient la plume

Passage tiré de « Deux hommes de bien », d'Arturo Pérez-Reverte, traduit du castillan et publié au Seuil, cette année.

  Le devoir de ceux qui manient la plume, notre devoir philosophique, est de démontrer qu'il n'y a pas le moindre espoir. 

 Sur la quatrième de couverture :

« A la fin du XVIIIe siècle, deux Espagnols sont chargés de trouver l'intégralité de l'Encyclopédie pour leurs collègues de l'Académie. Commence alors un pénible voyage de Madrid à Paris, perturbé notamment par un espion chargé de faire échouer leur mission. Arrivés dans la capitale française, le bibliothécaire et l'amiral découvrent malgré tout les salons, les cafés, la liberté. »

Une reliure étrusque en or

C'est une reliure de livre.
Elle est étrusque et date du 6e siècle avant Jésus-Christ, 150 ans  après la fondation de Rome, au temps où les Étrusques tenaient encore le haut du pavé, si je puis dire.
Elle est en or 24 carats.
Heureusement que les Romains ne l'ont pas trouvée, elle ne serait pas parvenue jusqu'à nous.
Quant au livre qu'elle reliait, il ne nous est pas parvenu.
S'il l'avait fait, nous ne pourrions pas le lire car la langue étrusque échappe encore à notre connaissance, hélas.
Mais c'était peut-être un livre religieux !
Je ne sais pas si les Étrusques écrivaient des récits.

Des extraterrestres ?

C'est un œil de chèvre !
Remarquez la pupille (raison pour laquelle je vous présente cet œil), elle est rectangulaire.

Non cette chèvre n'est pas infirme, tous les membres de son espèce ont une telle pupille, voyez :

Les chèvres sont probablement des extraterrestres !

lundi 17 juillet 2017

Température du jour à Arvida (17 juillet 2017)


Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché

Des yeux, un museau, une gueule de chien se dissimulaient dans ce morceau de bois.

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ;
Et comme un œil naissant couvert par ses paupières,
Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !


Peinture

En une image, la situation actuelle de l'humanité est dépeinte, ainsi que la démarche qui l'y a mené.
Le sang ?
Pas seulement !
Pas surtout !
L'absence d'intelligence !
La colère ! 
Les phobies et autres préjugés !
Les religions !
 

Le renard et le golf

Pour quel terrain de golf, selon vous, ce charmant renard exprime-t-il ainsi son mépris ?
J'en ai une petite idée, pour ma part, mais, peut-être, fais-je erreur !
Ce ne serait pas étonnant !

samedi 15 juillet 2017

Température du jour à Arvida (15 juillet 2017)


Phare rouge

Crédit photo : François Roy/Archives La Presse

Un phare québécois entièrement rouge, celui de La Martre, en Gaspésie.
C'est que j'ai vu la photo d'un voilier entièrement vert, aujourd'hui (je vous le présenterai demain).
Il fallait dès aujourd'hui lui faire un heureux contrepoids.

Halloween perpétuelle ?

On dirait que l'Halloween ne se limite plus au 31 octobre, depuis quelque temps : elle semble vouloir se « fêter » à longueur d'année, voire s'allonger sur quatre ou cinq ans.
Comment lui dire de revenir à ses mœurs antérieures ?
Que son nouveau gros visage nous angoisse ?