lundi 31 mai 2010

Température du 31 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour de la bétoine
12e jour du mois de prairial,

Deauville et les bains de mer à «Des Racines et des Ailes»

En principe, ce soir, 20h, à TV5 Québec, l'émission «Des racines et des ailes» est censée nous présenter Deauville et les bains de mer.
Ce n'est pas ce qu'on annonce dans le guide télé, mais c'est ce qu'on annonce sur le site de TV5 Québec (ici).
Je vous l'annonce donc sous toutes réserves.

Lesquels?

© Petar Pismestrovic
Lesquels t'ont agressé, petit garçon?

Une caricature de Petar Pismestrovic qui n'a pas besoin de longs discours.
Elle a été empruntée ici.

Rires sanglants

L'un, à gauche, paradoxalement (le paradoxe est qu'il est à gauche... sur la photo), Lawrence Cannon, ministre conservateur des Affaires étrangères du Canada (vous le reconnaissez peut-être, c'est celui à qui Hillary Clinton lançait, avec raison, un regard de mépris récemment- ici, sur ce blogue), l'autre à droite, pas du tout paradoxalement, Benjamin Nétanyahou, premier ministre d'Israël.
Sans doute rient-ils à la pensée des morts que les ordres et les politiques de l'un et de l'autre ont causées, causent, causeront.
L'un chez les Palestiniens et ceux qui veulent forcer le blocus israélien de la Bande de Gaza (dix-neuf morts hier sans compter les centaines de milliers d'autres), l'autre chez les mères des pays en voie de développement, auxquelles le gouvernement canadien refuse une aide relative à la planification des naissances pour des raisons idéologiques et religieuses (innombrables morts).
Peut-être les deux rient-ils pour les deux raisons, et à cause d'autres meurtres encore.
Ces meurtres passés, présents, futurs, ceux parmi nous qui ont voté pour le Parti conservateur du Canada, et l'ont fait élire, en sont en partie eux aussi coupables.

Truc Facebook

Vous en aurez peut-être, comme moi, besoin de ce petit conseil du lapin.

On ne voit pas ce que c'est, ni qui c'est

«Burqa fashionista»
© Peter De Wit/Presses de la Cité
(Cliquez pour zoomer et mieux voir)

Je vous ai déjà présenté des dessins de la série «Burqa Babes» (ici, par exemple).
Voilà que ces dessins du Néerlandais Peter de Wit arrivent en France.
Je vous présente celui-ci où les porteuses de burqa visitent une exposition d'art non figuratif (je ne sais pas si dans la réalité on les aurait laissé entrer et, par ailleurs, étant donné ce qu'elles sont, si elles auraient été même intéressées à entrer).
C'est Libération.fr (entre autres) qui les présente (ici).

dimanche 30 mai 2010

Température du 30 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour de la fraise
11e jour du mois de prairial,

Organes aux mouvements involontaires

C'est toujours « L'École d'Athènes » de Raphaël que je vous présentais ici la semaine dernière.
J'y faisais parler Platon (et je le ferai à nouveau).
Cette fois je fais parler Aristote (et je le ferai à nouveau).
Le fait que cette fresque soit dans la « Chambre de la Signature »  au Vatican
m'inspire dans le choix des pensées des philosophes que je vous présente.
Et que je présente aux « dignes » personnages qui circulent dans ces lieux (et qui ont des théories très particulières sur la sexualité et sur les choix d'objets de désir sexuel) pour leur rappeler que les battements du cœur ne sont pas volontaires ni les mouvements du pénis, ni les objets qui font « remuer » celui-ci, pour utiliser le terme même d'Aristote.
Et que pas plus qu'on est coupable des battements de son cœur, on est coupable des mouvements de ses organes sexuels.
Car, comme le dit Aristote, heureux habitant des limbes, s'ils existaient, et manifestement plus brillant que ces « dignes » personnages à qui je dédie cette pensée, « [l]e pénis et le cœur sont des organes qui remuent d'eux-mêmes ».

Les doubles vues de Rome I

Il est question de voyage en Italie ces jours-ci dans ma famille.
En révisant mes livres et guides consacrés à ce pays, j'ai retrouvé ce livre dont vous voyez la jaquette ci-dessus, dans lequel on présente deux aspects de divers monuments de la Rome antique: l'aspect ancien, du temps de l'Empire, et l'aspect d'à présent, après toutes les déprédations du temps et des humains qui ont pris les plus beaux matériaux des monuments anciens pour édifier leurs palais ou leurs églises, -geais qui se sont vêtus des plumes des paons romains.
J'avais oublié ce livre, dont j'ai l'intention de vous présenter quelques photos au cours des semaines qui viennent.
Car il résume l'une des déceptions que j'ai éprouvées à Rome, la destruction irrémédiable de ce qu'avaient construit les Romains.
Voici les Temples de Saturne et de la Concorde qui se trouvaient sur le Forum romain:

Vue ancienne:
Vue moderne:
Où sont passés ces marbres et ces colonnes? Allez voir dans les églises et les palais des cardinaux et des descendants et/ou héritiers des papes.
Pas dans la masure des pauvres.
L'inconvénient d'être une ville éternelle c'est que ce qui est construit par les premiers habitants est pillé par leurs descendants qui ignorent ou méprisent la pensée et la gloire de leurs ancêtres.
Sur la maquette de la Rome antique d'André Caron (ici), j'ai marqué le Temple de Saturne d'un «S», et le Temple de la Concorde d'un «C»:


samedi 29 mai 2010

Température du 29 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour de la faux
10e jour du mois de prairial,

dans le calendrier républicain français.

Faux

Damnation anticipée et méritée

«Dante et Virgile aux Enfers» d'Eugène Delacroix

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Dante Alighieri, l'auteur de « La Divine Comédie » et l'inventeur de la langue italienne.

Il est si important que l'on voit sa statue dans toutes les villes italiennes.
Dante détestait le pape Boniface VIII.
Ce pape avait affirmé dans la bulle « Unam Sanctam* » la supériorité du pouvoir pontifical sur tous les autres pouvoirs, et en particulier sur le représentant du pouvoir civil, l'empereur du Saint-Empire romain germanique.
Si son point de vue l'avait emporté, l'Occident vivrait aujourd'hui sous un pouvoir religieux, la séparation de l'Église et de l'État n'ayant pas été possible.
Comme dans les pays musulmans aujourd'hui, dont la loi est la charia.
C'est la raison du retard économique et politique de ces pays, le Ciel y étant plus important que la Terre.
Comme au Québec d'avant les années soixante.
Dante, lui, était partisan d'un pouvoir partagé entre l'empereur et la pape, de la séparation des pouvoirs, si l'on peut utiliser en ce sens cette expression: il s'agissait de « rendre à César ce qui était à César et à Dieu ce qui était à Dieu », selon ce qu'aurait dit Jésus-Christ.
(C'est cette parole qui a délivré l'Occident de la loi religieuse, cette parole, pourtant religieuse, a libéré les Occidentaux, au cours de l'histoire, de la loi religieuse, au grand dam des papes et des cardinaux et des autres prêtres).
Mais en affirmant qu'avant même sa mort le pape Boniface VIII était damné, son âme personnelle ayant été plongée dans les gouffres de l'enfer et ayant été remplacée dans son corps par un démon, Dante va beaucoup plus loin à l'égard de ceux qui exercent le pouvoir.
Il suggère en effet, selon moi, que tous ceux qui exercent le pouvoir -n'importe quel pouvoir, aussi petit soit-il-, voient leur âme personnelle remplacée par un démon et plongée dans l'enfer avec l'âme de Boniface VIII et avec les âmes de tous ceux qui au cours de l'histoire ont exercé un quelconque pouvoir.
C'est la raison de l'adage selon lequel « le pouvoir corrompt ».
« Et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

* Les théories de cette bulle ont été reprises par la déclaration «Dominus Iesus» rédigée en 2000 par Joseph Ratzinger
, le pape actuel. Moyen Âge pas mort!

Félinité ?

Crédit photo: REUTERS/Shannon Stapleton
Titre de la photo:
«Sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chat»

Voyez avec quelle fébrilité ce félin recherche ses amies (ou amis) à poil ( l'expression ne convient-elle pas plus que jamais?) sur la Toile.
Et son regard, ne vous édifie-t-il pas?
Peut-être avez-vous un jour ou l'autre échangé des courriels avec lui.
(Photo illustrant un article qui n'a rien à voir ici, sur Slate.fr).

vendredi 28 mai 2010

Température du 28 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour du serpolet
9e jour du mois de prairial,

Partage

Il est évident que le docteur Schweitzer ne vivait pas à l'ère de l'informatique, où le moindre logiciel se multiplie par le nombre que l'on veut quand on le partage.

Cela constitue-t-il un argument de plus en faveur du partage?
Je ne saurais vous dire.
Les auteurs de logiciels, s'ils ne distribuent pas gratuitement leurs œuvres, répondraient sans doute non.
Les bénéficiaires du partage répondraient sans doute oui.
Mais le partage dans ce cas est du vol.
Quant au bonheur, il fait aussi des envieux parmi ceux qui ne l'éprouvent pas, qu'il rend par conséquent malheureux.

À bas le gazon, vivent le trèfle, le pissenlit et le myosotis

(Une partie de l'original se trouve ici)

Une chronique de Myriam Ségal avec laquelle je suis assurément pleinement d'accord, aujourd'hui, dans le journal « Le Quotidien ».
Elle s'intitule comme vous le voyez ci-dessus «Vive le pissenlit libre» et elle prend franchement position contre le gazon trop «british» (c'est le mot qu'elle utilise), c'est-à-dire inadapté à nos climats québécois continentaux et pour la salut duquel il faut presque perdre nos brefs étés.

Le pissenlit mérite de vivre, écrit-elle, de couvrir nos terrains de son velours canari. Il ne représente aucun inconvénient. Avec ses larges feuilles, il étouffe un peu de ce damné gazon de tradition « british ».

Puis, plus loin (mais vous ne lirez pas ce passage sur Internet) :

Certains sèment du trèfle qui reste à ras du sol, aussi vert qu'une pelouse, bien plus agréable d'entretien.

Je reçois cela comme un compliment personnel puisque ma femme et moi avons décidé le mois dernier de remplacer tout ce qui pousse dans notre gazon par des plants de trèfles blancs que nous avons d'ores et déjà semés avec le large geste du semeur.
(Sans supprimer ce qui y pousse déjà de telle sorte que cela prendra quelque temps avant que notre pelouse soit comme nous l'avons planifiée)
Nous avons privilégié le trèfle non seulement pour son utilité (ou sa beauté), mais à cause de la promesse qu'avec celui-ci à la place du gazon nous n'aurions à faire chanter la tondeuse que deux fois par été.
Ce si désagréable chant de la tondeuse.
Ah si cela s'avérait !
Je vous tiens au courant.

XXX sur le comptoir de la cuisine

Je suis toujours abasourdi par l'inventivité des gens d'esprit dans le domaine du sexe (peut-être sont-ils obsédés, c'est peut-être ce qui définit,  paradoxalement, l'esprit).
« Érotisation » d'un presse-oranges et d'une demi-orange, il faut le faire.

jeudi 27 mai 2010

Température du 27 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour du lys martagon
8e jour du mois de prairial,

Guitare

Si la question est «quelle est la principale fonction d'une guitare?», la réponse est, évidemment, «servir de lit à un chaton».
L'autre fonction de la guitare, si et seulement si elle n'est pas électrique, c'est d'être un instrument de musique.
(Quand elle est électrique elle sert surtout à faire du bruit et à crever les tympans. Et pas moyen alors de lui faire remplir sa principale fonction. À vrai dire, quand elle est électrique, ce n'est pas une guitare).
Et voici John Williams qui n'éveillera sûrement pas le chaton de la photo en interprétant «
Asturias (Leyenda)» d'Isaac Albéniz.


Une autre guitare sous forme de mots de
Federico Garcia Lorca.

Guitare

Commence le pleur
de la guitare.
De la prime aube
les coupes se brisent.
Commence le pleur
de la guitare
Il est inutile de la faire taire.
Il est impossible
de la faire taire.
C'est un pleur monotone,
comme le pleur de l'eau,
comme le pleur du vent
sur la neige.
Il est impossible
de la faire taire.
Elle pleure sur des choses
lointaines.
Sable du Sud brûlant
qui veut de blancs camélias.
Elle pleure la flèche sans but,
le soir sans lendemain,
et le premier oiseau mort
sur la branche.
O guitare!
Cœur transpercé
par cinq lames
.


Et voici l'original espagnol pour ceux qui voudraient (il vaut mieux qu'ils soient plusieurs) m'aider à corriger la traduction française (la dernière ligne surtout -«ce cœur transpercé par cinq lames», n'est-ce pas la guitare?):

LA GUITARRA
Empieza el llanto

de la guitarra.

Se rompen las copas

de la madrugada.

Empieza el llanto

de la guitarra.

Es inútil

callarla.

Es imposible

callarla

Llora monótona

como llora el agua,

como llora el viento

sobre la nevada.

Es imposible

callarla.

Llora por cosas

lejanas.

Arena del Sur caliente

que pide camelias blancas.

Llora flecha sin blanco,

la tarde sin mañana,

y el primer pájaro muerto

sobre la rama.

¡Oh guitarra!

Corazón malherido

por cinco espadas.

Papier intelligent

(L'article original est ici)

Cet écran a moins de 5 pouces de diagonale (12,5cm environ) et se transporte comme un stylo quand il est enroulé.
Selon l'auteur de l'article, on retrouvera avec cet écran souple les gestes de ceux qui utilisaient jadis les parchemins.
(Cela n'est pas pour me déplaire).
Mais ce que je crois c'est que cet écran mince comme le papier est l'avenir du journal et du livre, davantage que ces bouquineurs ou ces tablettes dont c'est la mode à présent.
Naturellement il faudra lui intégrer un processeur et une puce-mémoire miniatures et lui permettre un accès aux réseaux.
Ainsi, chaque jour, les journaux auxquels on sera abonné s'y afficheront, de même que les livres électroniques dont on aura fait l'acquisition.
(Peut-être pourra-t-on en conserver les fichiers sur des DVD ou l'équivalent, de telle sorte qu'on pourra toujours y avoir accès. Ou peut-être seront-ils entreposés de manière permanente chez leurs éditeurs ou dans les bibliothèques publiques électroniques)
Peut-être y aura-t-il un écran mince d'une certaine taille pour les journaux et les magazines, et un autre d'une autre taille pour les livres, je ne sais.
Mais le papier tel que nous le connaissons, s'il existera toujours, aura changé de composantes de base et de comportement: il sera devenu un papier intelligent.

mercredi 26 mai 2010

Température du 26 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour du fromental
7e jour du mois de prairial,

La «Dernière Cène» de «Perdus»

Décidément la «Dernière Cène» de Léonard de Vinci inspire beaucoup les auteurs de séries étasuniennes.
Je vous en ai déjà présenté d'innombrables dans ce blogue, ici, ici, et (peut-être d'autres encore).
Voici la plus récente, avec les personnages de la série «Perdus» («Disparus» en France et en Europe francophone, «Lost» aux États-Unis et dans le monde anglophone).
Série que je ne regarde même pas.
Peut-être ces dernières cènes ne renvoient-elles plus à celle de
Vinci.
Peut-être sont-elles devenues un code, pour signaler quelque chose. Mais quoi?
J'ai quelques hypothèses mais je ne les énonce pas car cela demanderait beaucoup trop de recherches pour les démontrer.
Finies les recherches infinies pour moi!
À vous!

Contraste

Crédit photo: ABDELHAK SENNA/AFP/Getty Images

Dans la photo, touristes et autochtones sur une plage au bord de la mer au Sahara occidental.
Je reste bouche bée devant le contraste présenté par Life dans sa série «Travels» (ici).
Je me dis que tant qu'à s'étendre sur le sable devant la mer, ces touristes devraient simplement aller dans un pays (il y en a une infinité) où les bikinis ne font pas tant contraste avec les vêtements locaux.
Écologiquement et culturellement cela serait préférable.
Pourquoi diable aller au
Sahara occidental?
Et je me dis, devant les autochtones (et surtout devant le contraste dans le contraste des vêtements du petit garçon et de ceux de la dame qu'il accompagne, peut-être sa mère), que tant qu'à aller au bord de la mer, autant mettre des vêtements plus appropriés, même si on est une femme et qu'on est obligé de mettre tel vêtement pour des raisons religieuses plutôt que pour des raisons de confort.

Série «Assassinat pour raisons religieuses» - nº 1

Parmi les chrétiens il n'y a pas que les catholiques qui soient fanatiques, voyez:

[...] en 1697, l'Église réformée d’Ecosse faisait pendre à Édimbourg un étudiant de 18 ans qui avait osé déclaré (sic) que Moïse pratiquait la magie égyptienne et qu’Esdras était le véritable auteur du Pentateuque

Un jeune homme de 18 ans!
(L'image du bûcher est là pour illustrer ce que mérite les autorités de cette Église réformée d'Écosse dont j'ai déjà dit dans ce blogue à quel point je haïssais son fondateur, John Knox -ici. Ma haine est parfaitement justifiée, me semble-t-il).
(L'origine de ce témoignage est ici)

Un autre cercle vicieux

(L'article original est ici)

Si l'économie d'énergie n'est pas rentable pour le consommateur, c'est que le prix des appareils est accru en fonction des éléments qui le composent afin d'assurer cette économie.

Acheter un appareil électroménager économe en énergie n'est pas rentable: l'économie réalisée sur la facture d'électricité ne couvre que très rarement le surcoût du matériel lors de l'achat. C'est la conclusion déroutante à laquelle est arrivée l'association UFC-Que Choisir dans une étude publiée mardi 25 mai.

(L'étude en format PDF est ici).
Et, sans doute, l'économie d'énergie dont il est question n'existe pas si on considère l'énergie supplémentaire qu'il faut dépenser pour produire ces éléments qui permettent d'économiser l'énergie.
La recherche d'économie d'énergie n'est pas rentable non plus pour la société.
Cette étude a été faite en France, il faudrait peut-être la refaire pour le Québec (où le coût de l'électricité est infiniment moins élevé) et les sociétés non européennes.
Peut-être les conclusions ne seraient-elles pas les mêmes.
Mais, dans l'état actuel de nos connaissances, nous sommes dans un cercle vicieux.
Économiser de l'énergie accroît la dépense d'énergie.

mardi 25 mai 2010

Température du 25 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour de la mélisse
6e jour du mois de prairial,

Le myosotis et autres fleurs trop tôt fleuris (oui, oui, le masculin l'emporte encore en grammaire)

Photo prise hier, 24 mai, à Arvida,
dans ma cour arrière


À cause de ses extrêmes, le climat continental du Saguenay ne me convient guère très souvent.
Trop froid l'hiver parfois, trop chaud l'été parfois.
Tout cela sans avertissement.
Il fait depuis deux ou trois jours une chaleur qu'on pourrait appeler caniculaire, n'était la définition officielle de «caniculaire» (pas si officielle somme toute).
Si forte que presque toutes les fleurs qui devaient fleurir pendant le mois des floraisons, en juin pour ne rien vous cacher, l'ont déjà fait.
Les pommetiers «Malus Rudolph» que j'ai plantés il n'y a que trois ans ont presque terminé leur floraison, leurs pétales commencent à rosir le gazon.
Ils n'avaient fleuri que le 5 juin l'année dernière (allez voir ici)
Les lilas aussi.
Restent les chèvrefeuilles.
Les pissenlits n'ont pas attendu les autres fleurs.
Il y a eu aussi les petits myosotis qui sont montés à l'assaut des herbes folles (je n'ai passé qu'une seule fois la tondeuse pour ne pas leur couper tout de suite la tête).
Voyez-les là-haut.
Malgré le nom qu'ils portent dans toutes les langues («ne-m'oubliez-pas», en allemand, en anglais, en espagnol, en italien, en polonais, etc.), excepté en français (qui a conservé le terme grec signifiant «oreille-de-souris» à cause de la forme des feuilles), il semblerait que le myosotis n'a pas de mémoire si l'on en croit le poème de Robert Desnos.
Il mériterait de devenir le symbole floral des Québécois à la place de l'iris.
Voici le petit poème de Desnos:

Le Myosotis

Ayant perdu toute mémoire
Un myosotis s’ennuyait
Voulait-il conter une histoire ?
Dès le début, il l’oubliait.
Pas de passé, pas d’avenir,
Myosotis sans souvenir.

Joyce britannique?

Ce portrait de James Joyce, à gauche de l'image, par Jacques-Émile Blanche (mieux réussi à mon sens que celui que Blanche a peint de Marcel Proust) se trouve au « National Portrait Gallery » de Londres.
De Londres. Je souligne « de Londres ».
Est-ce que les Britanniques considèrent vraiment James Joyce comme un « national », un membre de leur nation (si tant est qu'ils en forment une, avec les Écossais, les Gallois, et les Irlandais qu'il leur reste), comme un Britannique ?
Car le « National Portrait Gallery » réunit en principe les portraits de toutes les gloires de la Grande-Bretagne.
James Joyce était un Irlandais.
Il est vrai qu'à l'époque de sa naissance, à l'époque où il écrit « Ulysse » (et même ses autres œuvres), l'Irlande fait encore partie de la Grande-Bretagne et que son peuple est alors soumis au génocide anglais depuis huit ou neuf siècles.
Ulysse » est publié à la veille de l'indépendance de l'Irlande
)
Génocide réussi parce que, désormais, les Irlandais parlent anglais (avec un accent particulier mais chaque région de l'Angleterre a aussi un accent particulier) et considèrent sans doute l'anglais comme leur langue nationale (ils prétendent aimer l'irlandais, presque disparu, mais ils l'aiment platoniquement, ne le parlent pas et s'ennuient à le parler).
Mais personne n'est moins britannique que Joyce. Nul n'est plus irlandais.
Je ne sais pas s'il aurait apprécié de voir son portrait à la « National Portrait Gallery » de Londres, comme s'il appartenant à la nation britannique.
C'est comme s'il y avait à cette « Gallery » le portrait d'Émile Nelligan, sous prétexte qu'à l'époque où celui-ci est né le Québec faisait partie de l'Empire britannique.

(Évidemment c'est peu probable puisque Nelligan -quoique d'origine paternelle irlandaise- écrivait en français -le génocide n'a pas encore été réussi au Québec-, mais remplacez son nom par celui de Stephen Leacock par exemple, le parallèle sera plus parlant).
Quoi qu'il en soit, Joyce trouvait que l'anglais était une langue difficile à écrire pour lui et je ne suis pas sûr que ce soit seulement pour des raisons linguistiques.
C'est ce qu'il dit dans cette citation que je lui ai attachée dans un phylactère ci-haut que l'on pourrait traduire ainsi: « Écrire en anglais est la plus ingénieuse torture que l'on ait imaginée pour punir les péchés commis dans des vies antérieures ».
Ses souffrances n'étaient pas que linguistiques.
Et je dois ajouter que le traitement qu'il a imposé à l'anglais dans ses œuvres l'a probablement vengé des tortures que l'anglais lui a infligées.
Et peut-être, en partie, ce traitement a-t-il vengé les souffrances que les Anglais ont infligées à son peuple pendant tant de siècles.
Pas suffisamment à mon gré, car celui qui combat par l'épée doit périr par l'épée.

lundi 24 mai 2010

Température du 24 mai à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi










Jour du canard,
5e jour du mois de prairial,
dans le calendrier républicain français.

Sens derrière devant pour la «Journée nationale des Patriotes»

Manifestement, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le maillot de bain d'Elvis Gratton (est-ce le vrai ou est-ce un Elvis Gratton comme il y en a tant ?) : le « brillant » citoyen, voulant fêter la « Journée nationale des Patriotes », a mis son maillot sens derrière devant.
Acte manqué ?

Copernic inhumé... 467 ans après sa mort

Crédit photo: AFP

C'est le visage reconstitué de Copernic à partir de son crâne.
(Le travail a été effectué par la police polonaise, d'où l'aspect un peu patibulaire du savant chanoine héliocentriste).

Son œuvre la plus célèbre, à l'origine du bouleversement scientifique du XVIIe siècle, «De revolutionibus orbium cœlestium» («De la révolution des orbes célestes»), fut publiée après sa mort. Elle fut condamnée par le pape Paul V en 1616 comme contraire aux Écritures (d'après Libération.fr ici après corrections).

Si on en parle ces jours-ci c'est que c'est son anniversaire de décès (24 mai 1543) et surtout, selon la manchette de Libération.fr, « Copernic enterré... 467 ans après sa mort ».
Je ne sais pas si l'on s'en est avisé mais en condamnant ses écrits pourtant véridiques comme « contraires aux Écritures », Paul V a disqualifié à jamais les dites « Écritures » comme source de condamnation puisque ce sont elles qui ne sont pas véridiques si ce qu'on condamne en s'appuyant sur elles est véridique.
Riez de tout ce qu'on vous dit en s'appuyant sur des « Écritures » : ce sont au mieux des blagues.
On voit, au-dessus de la « loge des bénédictions » sur la façade de Saint-Pierre de Rome, l'inscription par laquelle cette nullité de pape (même les nullités peuvent avoir leur utilité, n'est-ce pas ?) s'attribue l'édification de la basilique : «IN HONOREM PRINCIPIS APOST. PAVLVS V BVRGHESIVS ROMANVS PONT MAX AN MDCXII PONT VII».Voici la page couverture d'une des véritables « saintes Écritures », celle de l'ouvrage de Copernic.
Seuls les livres qui découvrent les mystères de l'univers -science ou littérature- sont d'inspiration divine (si Dieu existe, ce dont je doute). Les livres supposément révélés sur lesquels s'appuient les religions sont des faux (et nuisibles en plus).