samedi 28 août 2010

Vénus et culture ?

J'ai numérisé cette image de la page 13 du cahier « E » de « Devoir » d'aujourd'hui.
Elle est très bien exécutée, belle.
Mais une question : pourquoi a-t-on choisi le profil de la tête et du cou de la statue de la (mal nommée*) « Vénus de Milo » pour illustrer un cahier parlant de culture ?
Voyez :


Parce que cette statue est au Louvre et qui dit « Louvre » dit « culture » ?
Mais Vénus n'avait rien (ou pas beaucoup) à voir avec la culture (c'était la déesse de l'amour et de la beauté physique).
Et le Louvre n'a pas grand-chose à voir avec la rentrée culturelle au Québec, voire à Montréal.
Moi j'aurais choisi le profil de l'une ou l'autre des Muses d'Alfred Laliberté qui se trouvent sur la Place d'Youville à Québec (c'est moins loin que le Louvre même pour un Montréalais) et dont je vous ai parlé ici.
Voyez-les :

Il y a sûrement plusieurs beaux profils là-dedans.
Voyez celui de la Muse de gauche (veuillez excuser la qualité de l'agrandissement, je vais aller le photographier de près lors de mon prochain séjour à Québec et vous en présenter une nouvelle version, ne quittez pas !) :

Et les Muses sont les déesses de la culture (et des arts).
Cela aurait mieux convenu à tous égards.
Je me demande qui instruit les illustrateurs.
Mais ce n'est sans doute pas le pire des errements qu'on peut trouver dans les journaux.


* Mal nommée parce que ce n'est pas une Vénus mais une Aphrodite : c'est la statue d'une déesse grecque trouvée près d'une île grecque, pas celle d'une déesse romaine. On l'a nommée et on la connaît comme « Vénus » parce celui qui l'a achetée à son découvreur ne savait pas la différence entre les déesses et les dieux grecs et les déesses et les dieux romains.
Comme on le voit l'ignorance (ou la paresse d'esprit) était déjà répandue au début du 19e siècle.


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