vendredi 31 octobre 2008

Température du 31 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Une Chanson à l'intérieur d'une autre (et vice-versa)

Récemment je lisais un article sur les quatre-vingts ans virtuels de Serge Gainsbourg () et, à cette occasion, j'ai fait une recherche sur les vidéos des chansons de celui-ci qui ont été téléchargées sur Internet (YouTube ou Dailymotion).
(J'aurais pu faire une recherche sur Deezer, mais ma découverte en est récente, et il y a surtout des musiques sans vidéo, jouées sur un lecteur importable).
Naturellement la «Chanson de Prévert» m'a plus particulièrement intéressé.
Elle est belle et, comme les autres (je me souviens à l'époque les chansons de
Gainsbourg étaient très atypiques, mi-Vian, -ou mi-Prévert-, et mi-Legrand) légèrement acides, moqueuses, du moins je les ressentais comme telles.
Peut-être le mot qui leur conviendrait serait «irrévérencieuses».
Aujourd'hui, pour moi, l'irrévérence est une qualité suprême.
Elle l'était moins à l'époque, où j'étais rêveur et sentimental (ma femme prétend que je le suis toujours).
Quoi qu'il en soit la «Chanson de Prévert» m'a sauté aux yeux parce qu'explicitement elle fait référence aux «Feuilles mortes » de Prévert mise en musique par Joseph Kosma.
Non seulement elle lui fait référence, elle l'incorpore en quelque sorte en partageant le même premier vers, en citant son titre et ses auteurs (
Prévert et Kosma dit prosaïquement la chanson) mais aussi en utilisant certains de ses mots et son thème principal (le parallèle feuilles mortes-amours mortes).
En outre, elle en prend la suite puisqu'elle ajoute l'hiver à l'automne des feuilles mortes.
Bref on assiste en direct et de manière très transparente à ce que j'appelle (vous en êtes témoins si vous avez lu certaines de mes notes antérieures -ou ultérieures si vous lisez cette note quelque temps après sa rédaction) une «mise en abyme»: la chanson de Gainsbourg -qui s'intitule «La Chanson de Prévert»- incorpore la chanson de Prévert, elle en fait de ce fait une «mise en abyme».
Je vous présente donc la chanson incorporée et la chanson incorporante, «Les Feuilles mortes» par Juliette Gréco (je l'ai déjà présentée quelque part sur ce blogue par Yves Montand -), et «La Chanson de Prévert» par Gainsbourg.
Vous verrez que, par un effet-retour (qui est peut-être un effet pervers), «Les Feuilles mortes» peuvent faire une
mise en abyme de «La Chanson de Prévert».
Cela se produit fréquemment dans la littérature (certains vers de Racine semblent avoir été faits par Baudelaire, et certains vers de
Baudelaire par Racine, etc.).

Voici
Les Feuilles mortes




Voici les paroles de la chanson:

Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

Refrain

C'est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie.
Je t'aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t'oublie ?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais,
Toujours, toujours je l'entendrai !

Refrain


Voici La Chanson de Prévert (Gainsbourg était jeune et il s'appelait lui-même «Monsieur Tête de chou)





Voici les paroles de la chanson
:

Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C'était ta préférée je crois
Qu'elle est de Prévert et Kosma
Et chaque fois "Les feuilles mortes"
Te rappelle à mon souvenir
Jour après jour les amours mortes
N'en finissent pas de mourir.

Avec d'autres bien sûr je m'abandonne
Mais leur chanson est monotone
Et peu à peu je m'indiffère
A cela il n'est rien à faire
Car chaque fois "Les feuilles mortes"
Te rappelle à mon souvenir
Jour après jour les amours mortes
N'en finissent pas de mourir.

Peut-on jamais savoir par où commence
Et quand finit l'indifférence
Passe l'automne vienne l'hiver
Et que la chanson de Prévert
Cette chanson "Les feuilles mortes"
S'efface de mon souvenir
Et ce jour-là mes amours mortes
En auront fini de mourir
Et ce jour là mes amours mortes
En auront fini de mourir

jeudi 30 octobre 2008

Température du 30 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Derrière le baiser


Et nous qui savons ce qu'il y avait derrière ce baiser célèbre du 29 juillet 1981, comment pourrions-nous croire à l'authenticité de l'amour?
Diana Spencer et Charles Windsor ne sont ici que des symboles de l'humanité même.
La photo voulait faire croire en l'existence des contes de fées.
Elle est la preuve qu'ils n'existent pas.

mercredi 29 octobre 2008

Température du 29 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Cause toujours


Une nouvelle citation de Coluche.
Elle semble appropriée dans ce temps d'élections appréhendées puisque c'est surtout en temps d'élection que le politicien genre Charest (mais ne soyons pas restrictif, disons le politicien arrivé au pouvoir) dit au citoyen: «
Cause toujours».

Entrée de Montréal dans le monde des couleurs et des courbes

C'est une partie de la façade du Palais des Congrès de Montréal.
Je vous la présente parce qu'il me semble qu'elle constitue une sorte de symptôme du fait que Montréal (et tout le Québec j'espère) désire entrer dans le monde de l'agréable folie des couleurs et, éventuellement, des lignes courbes -qui caractérisent l'architecture actuelle dans le monde (particulièrement à Barcelone, -qui y est plongée depuis le début du 20e siècle, et aussi toute l'Espagne, ...et l'Europe).
(Peut-être la Chine comme on l'a vu aux Jeux Olympiques, mais à cause des architectes européens, et cela manquait peut-être de couleurs)
Cela nous permettra à nous aussi de quitter l'architecture des lignes sages et des
fenêtres infiniment alignées, verticalement et horizontalement, et de renouer avec l'architecture antique et médiévale qui, on le sait, étaient violemment colorées et multi-colorées.
Cela me semble parfaitement approprié pour un pays plongé dans le blanc presque unicolore près de 8 mois par an.
Voici d'autres vues du Palais des Congrès que j'ai cueillies sur le site du Palais:

De la couleur dans la grisaille:


Autre vue de la façade:



Vue de l'intérieur:

Montage des colonnes grecques

Un voyage vous incite à vous remémorer les voyages antérieurs.
Celui que nous avons fait en Espagne il y a maintenant plus d'un mois m'amène à consulter mes photos des voyages en Italie, en Angleterre (disons dans les Îles britanniques, puisque nous avons aussi visité l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande lors de ce voyage), en Grèce et en France.
Voici des photos qui gardent le souvenir de ce que j'ai appris à Athènes sur le montage des colonnes grecques, que j'imaginais auparavant «monopièce», c'est-à-dire taillées d'une seule pièce dans le marbre comme une sculpture.
Il s'agit du Temple de Zeus olympien (
Ὀλυμπιεῖον) à Athènes.
La construction de ce temple a commencé au 6e siècle
avant Jésus-Christ (juste un siècle après la fondation de Rome) et n'a été terminée qu'en 131, après Jésus-Christ par l'empereur Hadrien.
Je vous en présente d'abord une vue d'ensemble prise à partir de l'
Acropole, puis une vue rapprochée d'une colonne tombée dont on voit les tranches, avec quelques colonnes encore debout. Cela me semble édifiant.

Remarquez à droite, au milieu de la photo, la Porte d'Hadrien: du côté de l'Acropole où nous sommes il y a une inscription qui se lit ainsi (traduction approximative): «Ici est la ville de Thésée». De l'autre côté, il y a une autre inscription qui se lit comme ceci: «Ici se trouve la ville d'
Hadrien».
L'empereur
Hadrien a en effet tellement fait construire de bâtiments à Athènes qu'il se considérait comme l'égal du premier constructeur d'Athènes, le roi Thésée, celui qui avait tué le Minotaure, abandonné Ariane, épousé Phèdre, la sœur d'Ariane,

La fille de Minos et de Pasiphaé

comme dit le vers de Jean Racine, que certains considéraient comme l'un des plus beaux vers de la langue française.
Et voici la colonne tombée et ses tranches de marbre:


Cantique des colonnes (extrait)

Douces colonnes, aux

Chapeaux garnis de jour,
Ornés de vrais oiseaux
Qui marchent sur le tour,

Douces colonnes, ô
L'orchestre de fuseaux !
Chacun immole son
Silence à l'unisson.

Que portez-vous si haut,
Égales radieuses?


Paul Valéry



mardi 28 octobre 2008

Température du 28 octobre 2008 à Saguenay

Midi---------------------------------------Après-midi

Des lieux qui deviennent autre chose qu'eux-mêmes

Peut-être vaut-il mieux ne pas visiter tous les lieux qu'on aurait désiré visiter.
La réalité des lieux -tant elle est résistante et opaque à l'esprit parfois- demande beaucoup de travail mental pour être vraiment transformée en quelque chose qui apporte une expérience nouvelle et le plaisir de la connaissance.
Car la réalité d'un lieu est toujours entourée d'autres réalités -fatigue du voyage, présence éventuelle de foule autour d'elle, température ou trop chaude ou trop froide, contrariétés, etc.- qui l'empêchent de donner ce qu'elle pourrait donner si on pouvait seulement considérer le lieu en lui-même, isolé de tout ce qui l'entoure.

Ainsi, à cause du climat, à cause de l'accent du guide, à cause de la foule qui s'y pressait, je n'ai pas encore pu apprécier l'Alhambra de Grenade (photo en haut).
Il est à l'heure actuelle en période de décantation. Je ne peux rien en tirer, rien en dire. L'éclat du soleil et la chaleur du jour où je l'ai vu le neutralisent encore pour mon esprit.

Parfois, certains lieux que j'ai vus restent dans cet état pour toujours (ainsi, la place d'Istanbul qui s'étend sur l'ancien Hippodrome de Constantinople, dont je ne puis, après 2 ans, encore rien dire. Combien de temps encore restera-t-il muet?).
Voici ce qu'il en reste à l'heure actuelle:

En revanche certains lieux qu'on n'a pas vus résonnent partout et se vêtent de beaucoup de couleurs et de pensées qui leur sont sans doute (parfois évidemment) étrangères.
Ainsi, pour moi, Aranjuez, dont j'ai déjà parlé pour déplorer de ne pas l'avoir vu.
Aranjuez n'est donc pas qu'un lieu déterminé que j'ai contemplé et sur lequel je serais obligé maintenant d'effectuer un travail mental.
Il est dans les photos (toujours partielles et, par conséquent, conservant au palais et au jardin des éléments de mystère), il est dans certaines histoires que j'imagine de Philippe V, ce petit-fils de Louis XIV, à partir des Mémoires du duc de Saint-Simon.
Et il est dans certaine musique que je connais comme, par exemple, dans l'Adagio du Concierto d'Aranjuez de Joachín Rodrigo.
Pour mon plaisir et, j'espère pour le vôtre, je vais vous faire entendre deux versions de cet adagio.
La première, la classique, interprétée par la Philharmonique de Berlin dirigée par Daniel Barenboïm, avec John Williams à la guitare (car c'est un concerto pour guitare) en juin 1998.
La deuxième version qui vient du fond de mon adolescence. C'est une adaptation de cet adagio sur lequel on a ajouté des paroles qui ne conviennent peut-être pas mais que l'on a mises là pour rendre l'adagio populaire. Opération réussie? Je ne crois pas que l'Adagio avait besoin de cela. Mais les paroles mettent l'adagio en relation avec cette Guerre civile qui a eu lieu en Espagne durant les années mêmes où le
Concierto a été composé.
C'est donc une chanson que cette version de l'adagio et elle est interprétée par Richard Anthony, une vedette yéyé française du début des années soixante (mon adolescence)
La chanson fait aussi partie d'
Aranjuez pour moi, elle lui apporte le souvenir de cette époque de ma vie, et ce souvenir s'ajoute au reste.
Essayez d'imaginer un palais à partir de ces interprétations si vous n'avez pas vu
Aranjuez.

La Philharmonique de Berlin



Richard Anthony




Voici les paroles françaises de cette chanson (elles sont de Guy Bontempelli):

Aranjuez, mon amour

Mon amour, sur l'eau des fontaines, mon amour
Où le vent les amène, mon amour
Le soir tombé, on voit flotter
Des pétales de roses

Mon amour et des murs se gercent mon amour
Au soleil au vent à l'averse et aux années qui vont passant
Depuis le matin de mai qu'ils sont venus
Et quand, chantant, soudain ils ont écrit sur les murs du bout de leur fusil
De bien étranges choses

Mon amour, le rosier suit les traces, mon amour
Sur le mur et enlace, mon amour
Leurs noms gravés et chaque été
D'un beau rouge sont les roses

Mon amour, sèche les fontaines, mon amour
Au soleil au vent de la plaine et aux années qui vont passant
Depuis le matin de mai qu'il sont venus
La fleur au cœur, les pieds nus, le pas lent
Et les yeux éclairés d'un étrange sourire

Et sur ce mur lorsque le soir descend
On croirait voir des taches de sang
Ce ne sont que des roses !
Aranjuez, mon amour

Et voici les paroles espagnoles:

En Aranjuez con mi amor

Junto a ti, al pasar las horas oh mi amor
Hay un rumor de fuente de cristal
Que en el jardín parece hablar
En voz baja a las rosas

Dulce amor, esas hojas secas sin color
Que barre el viento
Son recuerdos de romances de un ayer
Huellas y promesas hechas con amor, en Aranjuez
Entre un hombre y una mujer, en un atardecer
Que siempre se recuerda

Oh mi amor, mientras dos se quieran con fervor
No dejarán las flores de brillar
Ni ha de faltar al mundo paz, ni calor a la tierra
Yo sé bien que hay palabras huecas, sin amor
Que lleva el viento, y que nadie las oyó con atención
Pero otras palabras suenan, oh mi amor al corazón
Como notas de canto nupcial, y así te quiero hablar
Si en Aranjuez me esperas

Luego al caer la tarde se escucha un rumor
Es la fuente que allí parece hablar con las rosas

En Aranjuez, con tu amor

lundi 27 octobre 2008

Température du 27 octobre 2008 à Saguenay

Midi---------------------------------------Après-midi

Une église-mosquée à Montréal?

Le jour suivant notre retour d'Espagne, en route vers le terminus d'autocar pour rentrer à Saguenay, nous remarquons avec étonnement le bâtiment ci-dessus au coin des rues St-Urbain et St-Viateur.
Voici son emplacement sur la carte (sous le phylactère bleu).

Quoi, une église-mosquée à Montréal?
Il faut dire que notre séjour à Cordoue, Séville et Grenade nous a rendus très sensibles à ce type de bâtiments hybrides, d'abord églises, puis transformés en mosquées après la conquête musulmane de l'Espagne, puis retransformés de diverses façons en églises après la Reconquista.
Mais cette église n'a rien à voir avec l'histoire de l'Espagne.

En revanche elle nous dit beaucoup sur un moment de l'histoire de l'architecture religieuse.
Selon mes recherches, cette église (St-Michel-Archange ou, puisque nous sommes à Montréal encore en période coloniale, St. Michael) serait de style «néo-byzantin», à la mode dans l'architecture des églises à la fin du 19e siècle et au début du 20e (le Sacré-Cœur à Paris par exemple doit beaucoup à ce style) et cela explique son aspect mosquée.
Mais pas mosquée arabe. Mosquée ottomane.

On sait que l'architecture ottomane a beaucoup été influencée par l'architecture byzantine: la plupart des mosquées ottomanes doivent quelque chose à Sainte-Sophie de Constantinople
Et l'architecture néo-byzantine, par un effet-retour, peut, pour cette raison, faire penser à l'architecture ottomane.
Ce qui rend cette ressemblance prégnante, c'est le clocher en forme de minaret.
N'y aurait-il pas là une certaine forme d'ironie de la part de l'architecte?

Voilà différents aspects de l'église.

Selon les sources que j'ai consultées, St-Michel aurait été construite pour les immigrés irlandais.
J'avoue ne pas savoir quelles relations peuvent exister entre les Irlandais et les Byzantins ou les Ottomans.

Avec un peu d'ingéniosité on pourrait proposer des hypothèses peut-être.

Taureau d'Espagne -vue rapprochée

Voici une vue rapprochée de ces taureaux d'Espagne dont je vous ai parlé ici.
Vous verrez, si vous cliquez l'image pour zoomer, que ce ne sont pas des bœufs mais vraiment des taureaux, comme les responsables de l'installation de ces panneaux ne nous le laissent pas ignorer.

Peut-être cette revendication du taureau par l'Espagne tient-elle au fait que c'est sous la forme d'un taureau que Zeus a enlevé Europe à l'Asie et qu'il a, ainsi, en quelque sorte, donné naissance au continent européen et à sa civilisation, fille de celle de l'Asie, mais différente d'elle.
L'Espagne, en expulsant les Juifs et les Musulmans, se considère peut-être comme le successeur de
Zeus dans cet acte violent qui sépare aussi l'Europe de la civilisation qui l'a mise au monde.
Voici une mosaïque romaine représentant l'enlèvement d'Europe:


La Corruption du pouvoir

Il y a quelques années une de mes amies avait été sélectionnée pour occuper un poste très élevé dans une institution.
Spontanément, devant le grand pouvoir que donnait ce poste, je lui ai dit: « Fais attention à toi car, comme tu les sais, le pouvoir corrompt ».
Naturellement il ne s'agissait pas dans mon esprit de corruption vénale ou financière.
Ni de doute de ma part quant à son honnêteté personnelle.

Une chronique de Pierre Foglia dans le journal La Presse du 25 octobre me permet de retrouver la substance profonde de ma mise en garde.
Dans cette chronique, intitulée « Et voilà, madame, pourquoi ils puent » (elle est ici), Pierre Foglia raconte comment la corruption s'installe en ceux qui sont en position de pouvoir.
Je vous mets ici l'image du passage de la chronique dont il est question mais vous pourrez aller vérifier au bout du lien.
Voici :
La corruption, pour ceux qui possèdent le pouvoir, c'est cette irrésistible propension à se croire les seuls susceptibles de décider du bien (ou du mal) sous prétexte qu'ils sont les seuls à savoir.
Et que nul en dehors d'eux ne peut savoir parce que les choses qu'on doit savoir pour décider doivent demeurer secrètes pour une raison ou pour une autre.
Que, par conséquent, on doit décider à la place de tous, et paraître devant tous -non pour les consulter vraiment (malgré ce qu'on en dit)- mais pour les convaincre que ce qu'on a décidé c'est ce qu'ils auraient décidé s'ils avaient su.
Mais qu'ils ne peuvent pas savoir.
La corruption c'est le non-partage du savoir.
Et l'exercice solitaire -et se satisfaisant de consultations bidon- du pouvoir.

dimanche 26 octobre 2008

Température du 26 octobre 2008 à Saguenay

Midi---------------------------------------Après-midi

Programme chargé de ce dimanche

Ce matin, entraînement à la salle Nautilus du Pavillon sportif de l'UQAC.
(Je vous en présente le symbole ci-dessous, juste pour vous apprendre que j'ai connu avec un sexe, il y a 24 ans, le dessin d'athlète qui en constitue le personnage. Il a été très rapidement désexualisé afin qu'aucune personne qui désirait utiliser le Pavillon ne se sente exclue).


Et, après-midi, concert des Violons du Roy à l'Auditorium Dufour de l'Arrondissement Chicoutimi de Saguenay.
Voici le programme du concert et les photos de ses principaux acteurs:

Ma femme en fait un excellent compte rendu .
Je n'ai donc pas eu le loisir de bien songer à une note aujourd'hui. Vous devrez, chers visiteurs, avec mes excuses, vous contenter de celle-ci.

samedi 25 octobre 2008

Température du 25 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Selon Coluche

Et il n'y a rien à ajouter je pense.
Peut-être commencer à réfléchir sur les femmes politiques, genre Josée Verner, une députée conservatrice dans une circonscription électorale riche de la ville de Québec, et ministre* de la culture et des médias (on résume cela par le mot «patrimoine»: il y a «pater» dans l'étymologie de ce mot, ce qui convient parfaitement à la situation) au gouvernement canadien jusqu'à tout récemment.
Son surnom serait, dans les milieux politiques québécois et canadiens, «
il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez composé».
Un peu long comme surnom mais mérité me semble-t-il.
Pour contredire Coluche, je dirais qu'elle, comme femme politique, elle n'est pas bonne à rien: elle n'est prête à rien.
Voyez sa bonne bouille (je la place à droite pour une raison évidente):











* Un ministre, dans le gouvernement canadien de Stephen Harper, n'est pas tout à fait un ministre, du moins Josée Verner, entre autres, donnait cette impression. C'est un porte-voix, le porte-voix de son maître.

Le Québec dans le barri Gòtic à Barcelone

Nous marchions à sept dans le barri Gòtic à Barcelone, en Catalogne, à la recherche d'un restaurant, vers 20 heures (nous étions en avance d'une heure sur les Barcelonais qui ne mangent guère avant 21 heures et plutôt vers 22 heures, on ne sait pas quand ils se couchent après avoir digéré leur repas).
Quand tout à coup, carrer (rue en catalan) de la Dagueria, près de notre hôtel (le Gran Barcino, carrer de Jaume I), un restaurant dont la vitrine est comme ci-haut.
(Sur la carte ci-dessous, le restaurant se trouve aux environs du «A» dans le phylactère orangé).

Le Devoir nous l'apprend aujourd'hui, c'est un restaurant québécois, dans le quartier de la ville où s'était établie la ville romaine.
Son nom provient d'un jeu de mot («què bec» signifie «que bois-je» en catalan).
Et son propriétaire est Bruno Langevin, natif de Saint-Édouard-de-Fabre (dixit Le Devoir encore).
Décidément le Québec est partout sur la Terre (il y avait beaucoup de Québécois sur la Rambla, et partout en Europe) excepté, comme vous le savez, chez lui.
Nous n'avons pas cru que c'était un restaurant québécois ou, en tous cas, nous avons fait en sorte de ne pas le croire.

On ne va pas à l'étranger pour manger de la cuisine de son pays, à moins d'être un «tabarnacos*».
Si nous avions su qu'on y servait une soupe froide aux asperges blanches et du thon grillé, peut-être y serions entrés.
Nous irons la prochaine fois.
En attendant, allez-y et dites-nous vos impressions.


*
Si vous ne le savez pas, surnom que les Latino-américains (les habitants de l'Amérique vivant au sud du fleuve Rio Grande) donnent aux Québécois qui ont un accent québécois trop audible (genre Elvis Gratton ou Pierre Falardeau) et dont le juron est « TABARNAK » (pas « tabernacle » comme le croient les Européens frnacophones).

vendredi 24 octobre 2008

Température du 24 octobre 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Après-midi

Les Balcons du Paseo del Prado

Nous sommes Paseo del Prado (plaque du nom ci-haut) à Madrid. Nous venons de quitter le Musée du Prado que nous avons dû visiter en 3 petites heures car il est est fermé le lendemain, et après-demain nous devons visiter le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (entre autres choses).
C'est notre deuxième journée en Espagne et nous l'avons passée à Tolède (ville merveilleuse).
Nous sommes fatigués et ne connaissons pas vraiment le chemin pour rentrer à l'Hôtel Regina sur la Calle del Alcalá. Nous sommes donc guidés par un compagnon de voyage, André Lemire, qui est géographe et (ceci est-il la raison de cela ?) sait se débrouiller avec les cartes pour y retrouver la ville (moi je rêve devant les cartes).
Sur la photo ci-contre il est attablé à la terrasse de la Taberna La Cata à Séville, quelques jours plus tard -nous reparlerons de cette taberna. Tous les verres sur la table ne sont pas à lui, la plupart sont à ses voisins.
Nous passons près de la Plaza de Neptuno, et il y a ce magasin « Objetos de Arte Toledano » avec ces balcons présentant des personnages des toiles de Velazquez -dont vous venons de voir les plus belles toiles au Musée (notez que certains de ces personnages sont de Goya -dont nous avons vu aussi les toiles)
Je vous présente ces balcons car ils m'ont beaucoup frappé. Ils transforment, jusqu'à un certain point, tout Madrid en tableau de Velazquez (avec un peu de Goya).
Voici une vue de côté des balcons:


Voici Velazquez:



Voici ses personnages:








































Vue du magasin: